SKIM Robert Wucher au poste de directeur principal pour la région DACH
SKIM Robert Wucher au poste de directeur principal à Berlin, où il sera chargé de diriger la croissance commerciale et les partenariats clients dans la région DACH.
Vous a-t-on déjà demandé : "Aimez-vous cette chemise ?" et même si vous ne l'aimiez pas, vous avez répondu quelque chose comme "Hmm, pas pour moi, mais elle pourrait vous aller" ? Cette hésitation peut révéler votre biais de réponse culturel.
Bien qu'il ne s'agisse pas d'un nouveau défi, le biais culturel des réponses reste un problème majeur dans le domaine des études de marché, en particulier lorsqu'il s'agit de comparer des données entre différents marchés. Nous observons souvent des résultats surévalués ou sous-évalués, et nous pointons du doigt les répondants, plutôt que d'examiner d'un œil critique nos propres questionnaires. Nous attendons des personnes interrogées qu'elles nous fassent part de leurs pensées et opinions honnêtes, mais parlons-nous la langue de nos interlocuteurs ? Comment pouvons-nous tirer parti de nos connaissances et de notre sensibilité culturelle pour surmonter ce biais ?
Dans cet article, nous verrons comment la façon dont nous posons les questions influence les réponses que nous recevons. Découvrez deux conseils pratiques pour améliorer vos questionnaires dans le cadre d'études de marché croisées.
Le biais de réponse culturel est la tendance des individus à répondre aux enquêtes d'une manière qui correspond à leurs normes et valeurs culturelles, plutôt que de partager leurs véritables opinions. Ce biais est particulièrement évident lorsque nous demandons un retour d'information négatif. Les cultures ayant un style de communication plus indirect atténuent souvent les critiques ou les évitent complètement, ce qui amène les personnes interrogées à donner plus de commentaires positifs qu'elles n'en ressentent réellement.
Pour les chercheurs, qui s'appuient sur un retour d'information authentique, cette nuance culturelle peut avoir un impact significatif sur les résultats. Le fait que les personnes interrogées ne nous disent pas ce qu'elles pensent VRAIMENT peut compliquer la comparaison interculturelle des données et augmente le risque de mal interpréter les commentaires des consommateurs et de prendre des décisions commerciales mal informées.
Des experts comme Lara Boroditsky suggèrent que la langue façonne notre pensée. Par conséquent, la façon dont nous structurons actuellement nos questions d'enquête peut involontairement refléter une approche centrée sur l'Occident, ce qui risque d'entrer en conflit avec les normes culturelles et les styles de communication d'autres régions.
Pour étudier l'impact des différentes formulations et échelles de questions, nous avons mené une enquête dans six pays auprès de 3 000 répondants. Nous avons comparé les données de trois pays généralement connus pour donner un retour d'information plus direct (France, Allemagne, Espagne) avec celles de pays généralement connus pour donner un retour d'information moins direct (Brésil, Japon, Philippines). Nous avons testé deux hypothèses.

Pour tester cette hypothèse, nous avons comparé les réponses à deux questions :
À la question "Trouvez-vous ce produit attrayant ?", les pays moins directs ont donné un pourcentage plus élevé de réponses "oui" (85,5 %) que les pays directs (77,1 %). Cela indique une réticence à fournir un retour d'information négatif.
Toutefois, lorsque l'on se concentre sur le comportement en posant la question suivante : "Ce produit correspond-il à ce que vous recherchez en ce moment ?", les réponses "oui" diminuent dans les pays indirects tout en restant constantes dans d'autres. Cette diminution suggère que le fait de passer du jugement au comportement personnel encourage un retour d'information plus franc, y compris des opinions négatives.


Une échelle numérique, par exemple une échelle allant de 1 à 10, suggère que les valeurs les plus élevées sont "meilleures". Un autre type d'échelle est une échelle neutre, où les deux étiquettes opposées n'ont pas de connotation négative, par exemple "Semblable à d'autres dentifrices" ou "Nouveau et différent des autres dentifrices". Pour tester notre deuxième hypothèse, nous avons comparé les réponses obtenues en utilisant une échelle numérique et une échelle neutre. Les résultats ont montré qu'en utilisant une échelle numérique, les pays moins directs ont obtenu des scores plus élevés que les pays directs. Cela confirme la tendance des répondants des pays moins directs à fournir des réponses plus positives lorsqu'on leur présente une échelle dont les extrémités sont clairement positives et négatives.
Cependant, en utilisant l'échelle neutre ("Semblable à d'autres dentifrices" contre "Nouveau et différent des autres dentifrices"), les scores des pays moins directs ont diminué de près de 10 %, se rapprochant de la moyenne des pays plus directs. Cela démontre leur sensibilité à la conception de l'échelle et leur réponse est plus authentique lorsqu'on leur présente des options neutres.


Réduisez les biais de réponse culturels en adaptant vos enquêtes en fonction de la culture :
Pour comprendre les biais de réponse culturels, il ne s'agit pas de changer la façon dont nous menons toutes les recherches, mais de reconnaître l'importance des nuances culturelles. En apportant des ajustements subtils à la formulation des questions, nous pouvons obtenir des informations plus précises et comprendre véritablement les diverses perspectives de nos répondants internationaux.
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